Les organisations syndicales dénoncent une politique qui, selon elles, met de plus en plus sous pression les agents et dégrade leurs conditions de travail. Au cœur des revendications des syndicats, on retrouve les mesures d'économies annoncées par le gouvernement bruxellois.
Les syndicats pointent notamment le moratoire strict sur les recrutements en 2026, ainsi que les objectifs de réduction des effectifs durant la législature. "Selon les déclarations du ministre bruxellois des Finances et du Budget Dirk De Smedt (Anders), ces mesures pourraient entraîner la suppression d'au moins 1.800 équivalents temps plein (ETP) d'ici 2029", s'inquiètent les syndicats.
Ces derniers estiment que les départs non remplacés et la diminution des recrutements vont accroître la charge de travail des agents encore en fonction et peser sur la qualité des services rendus aux Bruxellois.
Les syndicats dénoncent également ce qu'ils considèrent comme un manque de cohérence dans les choix budgétaires du gouvernement. Alors que les recrutements sont fortement réduits depuis 2023 et à l'arrêt en 2026, les postes de mandataires continueraient à être ouverts.
Ils critiquent aussi le recours envisagé par Dirk De Smedt à une consultante rémunérée 1.200 euros par jour. Le projet de modification du statut des agents est également dans le viseur des syndicats.