La situation est également compliquée par le cas Lotfi Mostefa, dirigeant du Foyer anderlechtois. Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a conditionné le vote du budget 2027 à son départ, une position que Boris Dilliès partage sur le fond mais qu'il juge disproportionnée pour déclencher une crise interne.

Certains au sein du MR espèrent une issue judiciaire pour régler le dossier Mostefa, tandis que d'autres estiment que le PS utilise cette situation pour créer des dissensions au sein de la majorité. La communication des deux partis est jugée stratégique, le PS cherchant à isoler Bouchez et le MR esquivant le cas Mostefa.

Le voyage officiel de Boris Dilliès au Kazakhstan a également suscité des critiques, certains estimant que le ministre-Président devrait être présent à Bruxelles en période de crise. Le MR défend ce déplacement comme une représentation nécessaire de la Région à l'étranger.

Le blocage de la notification budgétaire par le PS n'entrave pas formellement le travail de la majorité, mais un rejet du budget 2027 par le Parlement bruxellois constituerait un point de rupture. L'exécutif continue ainsi de naviguer dans l'incertitude, dans l'attente d'une désescalade.